lundi 27 décembre 2010
98à104
Noël le temps d'un diner turquo-européen. Ingmar, le frère de Jana est le roi du taboulet et du houmouss, Jana a fait un plat que je ne saurais décrire à base de betteraves et Ilker s'est surpassé avec du poisson et des meze.
Le frère est venu trois jours, trop courts, mais l'ocasion pour moi de découvrir de nouveaux endroits, dans les recoins de Sulthanamet et Kadikoÿ.
J'ai découvert Bakirkoÿ pour la première fois. Il y a des immeubles hors de prix, tous les mêmes, entassés dans un champs immense, au milieux d'une zone industrielle et de l'autoroute. Tout autour il y a des barbelés, on voit la mer par delà certains murs. Sur la mer les bateaux attendent pour passer le bosphore, ils sont immobiles, dirigés vers le même points à l'horizon, attendant l'autorisation.
Puis quand on s'enfonce un peu dans les ruelles aparaissent les arbres, les murets en pierres et les petits bouts de forêt. Une voie férré qui rejoins Sulthanamet, avec de vieilles gares.
lundi 20 décembre 2010
92 à 97
Freddy Mercury n'est pas mort.
Il vit à Taksim et erre dans les bars enfumés la nuit, prenant parfois le micro des petits groupes aux bons guitaristes. Il est habillé hors du temps et de l'espace avec un pull aussi immense qu'immonde, perché sur ses jambes interminables. J'étais au delà des anges.
J'apprend le Turc en regardant les sous titres de "Heroes", les dialogues en anglais, le moyen le plus rapide et moins lourd. Je sais maintenant dire que je peux voyager dans le temps et l'espace, que je ne sais pas qui est cette femme qui m'habite; et que mon corps peu supporter n'importe quel choc physique.
La neige à montré son nez, durant une heure seulement avant de laisser place au soleil vendredi matin. On rêve toujours de bonnets et de gants mais c'est trop peu souvent qu'ils nous sont utiles.
Le prof de dessin ne cesse de me fasciner, sa gestuelle autant que sa manière de parler, comme si il se donnait tellement d'importance qu'il ne pouvait la contenir. Je me suis surprise me prosternant lors de son passage dans le couloir il y a quelque jours. Trop plein d'ironie me démange parfois.
Les conducteurs de bus semblent ne pas supporter l'hiver, ils sont plus hystériques chaque jours, j'aimerais parfois leur mettre un klaxon dans le creux de l'oreille pour qu'ils arrêtent.
Il y a un tournage dans les studio de Taksim, l'équipe vient des USA et le décors représente un apartement des année 20 en France. J'aimerais savoir d'oû viens le papier peint bleu à motifs.
Un concert à été donné sur un wagon du vieux funiculaire d'Istiklal. C'était la nuit, une fille dansait en courant.
Il y a toujours ce vieil homme dans la rue, entre benneton et hsbc, il chante assis sur un tabouret, un baglama sur les genoux (j'appelais ça un oud avant). Et il y a toujours ce gosse assis à ses côté, il tiens le micro, jusqu'à 4h du matin. (après je dors mais peut-être restent ils toute la nuit)...
Je tournais pas les pages de tes partitions aussi longtemps.
mercredi 15 décembre 2010
87/91
Premier tournage de mon court métrage, a refaire avec plus de temps, Jana joue vraaiment bien, Özgür qui remplace İlker qui m'aide aussi.
La lumiere dans la chambre de Jana est incroyable. Elle a un petit balcon, on voit les immeubles défiler par rangées au loin.
Kaazem veut faire un film post apocalyptique, dans la maison abandonnée des champs d'Oliviers a Tirilye.
İlker a retrouvé un ami d'avant sorti de deux mois de prison, déclaré innocent du viol dont il était accusé. Mais l'attente en rayon violeur et malade mentaux de la prison était loin d'être de tout repos. İl est devenu fou et raconte son histoire devant la caméra. İl fait des grand gestes, modifie sa voix en imitant les gens qu'il a rencontré et veut en faire un film.
İci lorsqu'on attend de passer un proces on attend dans la prison, parfois deux ans, avant d'être reconnu innocent et libéré.
Je dois réfléchir a un spot télévisé, un clip préventif pour dire au femme de cesser d'accoucher par césarienne, c'est presque constant en Turquie. La commande viens du gouvernement et la petite troupe pense qu'un regard féminin sur la question serait bienvenu.
Marcher toute la journée dans le froid aujourd'hui. Apres Sulthanamet c'est encore l'empire ottoman, mais pour noël il n'y a pas de sapins, juste des vitrines pleines de sous vêtements rouges dans le quartiers des habits. Je cherche a comprendre.
vendredi 10 décembre 2010
75 à 86
Besiktas nous voila. Et le froid enfin, on avait cessé d'y croire a cette histoire de boule de neiges tombant du ciel.
Le nouveau quartier est un village, on entend les bateaux la nuit.
On pense mettre notre stupide projet de côté avec Jana, peut être dangereux de chanter douce nuit en Allemand devant les mosquée. On voulais juste se venger gentiment pour tout les moutons égorgés pour Kurban.
La fac deviens on ne peux plus lassante et insignifiante, voir mon prof de vidéo incapable de télécharger vlc m'a presque donné envie de pleurer ce matin. Mais il y a enfin une expo chouette dans le hall, des photographes Israeliens dont je retrouverais les noms pour des liens.
lundi 29 novembre 2010
74
Le vent du nord essaye de décorner les boeufs, j'ai peur pour le toit de la mosquée bleu, il s'est déja ''envolé'' par le passé.
Mais la gare d'Haydarpaşa a flambé hier, les terroristes n'y sont pour rien cette fois. Je voyais la fumée depuis le balcon,sans comprendre ce que c'était.
Mais la gare d'Haydarpaşa a flambé hier, les terroristes n'y sont pour rien cette fois. Je voyais la fumée depuis le balcon,sans comprendre ce que c'était.
dimanche 28 novembre 2010
70>73
Ecouter D'red de Sophie Hunger, parce qu'on est sûr de rien comprendre au suisse germanique.
Enfin des cartons, cette fois c'est certains on s'en va, direction Beşiktas mercredi prochains. L'avantage quand on a des colocs qui bossent 7 jours sur 7 sur un tournage de film et une Jana qui reviens d'allemagne donc crevée, c'est qu'on se tape tout les cartons toute seule...
Je comprenais pas pourquoi je ne réagissais plus du tout en voyant des gens plus que malades mendier dans la rue. Je commençais â croire que mon cerveau rejetait certaines images affreuses, et que je pouvais y faire face sans avoir l'impression d'avoir une fourmiliere sur le corps (Je pense â cet homme dont la jambe était moisie dans le métro). Mais mes autochtones de coloc m'ont raconté avec leur légereté habituelle de nombreuses anecdotes dans lesquelles ils ont étés spectateurs de meurtre par flingue ou par bus dans la rue, les premieres remontant a leur tendre enfance. Il semblerait donc qu'on s'habitue a la violence visuelle, j'en apprend une bonne... Et je hais ce sentiment de devenir insensible.
Phillipe Terrier Hermann, professeur docteur (comme ils disent ici) a Besançon, est venu passer quelques jours en territoire Byzantın. Quel plaisir de pouvoir aligner plus de deux phrases en Français, mais quelle difficulté aussi les premiers moments. ces quelques jours auront aussi été l'occasion de belles rencontres qui j'éspere se reproduiront.
La troupe Mert İlker Kaazem a trouvé un autre tournage sur lequel travailler, cette fois ci rien de bien anarchique ni vraiment nouveau, une grosse production pour la saint valentin (ça promet) qui utilise des caméra slow motion, apparement du jamais vu ici. La question est : Pourquoi du slow motion dans un film romantique ??
C'est la premiere fois que je cite Kaazem. İl a été recruté par İlker pour le premier tournage, son cv était vide mais il venait de passer 7 ans en Australie dans une école de cinéma, et il suffit de lui parler deux minutes pour comprendre qu'il en sait des kilomêtres. İl me fait penser un peu a Woody Allen, mais version jeune qui aurait grandi trop vite. Quand je lui ai demandé ce qui l'avait poussé a rentrer en Turquie, il m'a répondu que l'Australie c'était Disneyland, l'Europe déprimant, et la Turquie le juste milieu.
mercredi 24 novembre 2010
66à69
Levés à quatre heures et demi, un thé à la pomme et c'est parti. Il fait nuit encore, le soleil se lèvera sur le Bosphore, quand on aura pris le ferry et que Mert se sera jeté sur les fameux "tosts" aux fromage. Le vent nous réveille, l'odeur de la mer aussi. Dans la voiture, Jana essaye de nous apprendre une chansons, qui est censé encouragé le conducteur. Ça deviens vite un énorme yaourt polyglote.
Quelques villes après la sortie du ferry viennent les montagnes, les nuages faisant des slaloms, ou la brume peut-être. Bob Dylan reprend une chanson de Johnny Cash.
On se croirai en Provence, les petites routes en cul de sac comme du côté de Buis les Baronnies, des oliviers à pertes de vue, mais c'est la mer au lieux du vide à notre droite, la mer de Marmara qui sent le renfermé car elle l'est, comme une soupe de poisson plus trop fraiche. J'exagère il faut vraiment être sur le port pour en souffrir.
Le village s'appelle Trilye, il ressemble à la Macédoine et au villages de la mer noire, les garçons n'en revienne pas qu'on ait fait si peu de kilomètres pour avoir l'impression d'être si loin d'Istanbul. Les maisons sont vieilles et colorées, les habitants aussi d'ailleurs, il y a deux trois restos sur les quais et puis plus rien, juste des bâtiments un peu abandonnés, avec une architecture extraordinaire. Mert passe une heure à visiter une école abandonnée, il y a quelques tags et un plafond qui s'écroule, des escalier et des portes donnant sur les fenêtres qui donnent sur les montagnes, comme de grandes ouvertures dans le vide car il n'y a plus de carreaux.
On a trouvé une location, on ne peut moins cher à deux minute des quais, avec un poêle datant d'il y a trois siècle au moins pour nous chauffer. C'est pas grave les arbres avec des petites boules vertes tout autour, ça fait rien si on en découpe quelques uns... (j'entend les hurlement maternels imaginant les oliviers centenaires massacrés par notre ignorance CECI EST UNE BLAGUE)
Le raki-Meze nous aura un peu réchauffé ce soir là, et la proprio nous à chauffé les oreilles par la suite en nous disant d'aller dormir et d'éteindre la lumière, parce qu'on faisait du bruit en rentrant. J'ai eu trois ans l'espace de deux minutes et on lui à tous obéi.
les jours suivant se sont rassemblés un peu, on est passé voir le lac le plus grand d'Europe, ainsi que le sois disant paradis des oiseaux, autrement dis un rassemblement extraordinaire de cormorans (encore eux), des pélicans et j'en passe.
Passés dans un village d'agriculteurs, des jeunes ont essayer de chercher la mouise mais ils étaient vraiment petits et leurs beaux habits de Kurban ne méritaient pas d'être abimés. On devait juste leur faire penser à des clown en marchant dans un endroit pareil, l'air vraiment intéressé par les lieux. Une femme nous aura proposé le café, mais la nuit tombais.
Le meilleur breakfast du monde restera dans nos mémoires, la veille du départ. Dans un petit café, tout en bois plein de soleil. De l'argenterie et de la musique grecque insupportable certe, mais les rideaux blancs qui bougeaient doucement autour des grandes fenêtres. Confiture de coing faite maison, plateau de fromage, beignet, pâte de raisins, noisettes caramélisés, café, thé, crudités, omelette, olives noires et vertes, pains aux céréales, crème de yaourt, et j'en passe... Ilker voulair dispraitre sous terre malgrès son mètre presque quatre vingt dix, à cause de la politesse démesurée de nos hôte. Mert voulait juste demander la serveuse en mariage, il projette de se raser tout le corps, de lui chanter des chansons avec une guitare sur un cheval blanc sous les fenêtres, et s'il le faut il pourra aussi raser le cheval. (ça je saurais peut-être jamais pourquoi). On projetait de faire la vaisselle pour eux pendant un mois afin de payer la note, quand on s'est rendu compte qu'elle indiquais que ça nous aurait coûté pareils de se faire un pauvre burger king à Taksim...
Kurban se terminait doucement. Sur le bord de la route, il y avait des hommes en costumes qui marchaient seuls, chemises un peu ouverte et veste à la main, les chaussures en cuir sur le macadam pour ne pas les salir. L'un d'eux s'est retourné vers la voiture, lorsque l'on s'est retrouvé à sa hauteur. Il a caressé ses lèvre avec sa main, ça rappelait à Jana un film qu'elle aime bien.
Le dernier soir, un hotel dans la nuit, le premier sur la route près d'une source chaude naturelle. On a découvert avec Jana ce qu'il y avait sous les écharpes des femmes voilées. On a aussi découvert que parfois, la séparation des sexes, ben c'est pas mal. Les femmes avaient l'air de petites filles, à patauger, parfois à se serrer dans les bras l'une de l'autre, à jacasser, les vieilles étant accueillies dans les cerles commes des reines, les grosses faisant des plongeons magnifiques, les maigres s'allongeant sur le carrelage, les yeux fermés, une fille avait l'air de disparaitre. Elle se laissait flotter, les pied calés entre une barre et le bord du bassin. Elle avait une main sur la poitrine et l'autre le long du corps. Sa posture était tellement droite que vue du dessus on l'aurait crue debout.
En levant la tête il y avait les étoiles par delà les hauts murs, et la fumée brulante.
Quelques villes après la sortie du ferry viennent les montagnes, les nuages faisant des slaloms, ou la brume peut-être. Bob Dylan reprend une chanson de Johnny Cash.
On se croirai en Provence, les petites routes en cul de sac comme du côté de Buis les Baronnies, des oliviers à pertes de vue, mais c'est la mer au lieux du vide à notre droite, la mer de Marmara qui sent le renfermé car elle l'est, comme une soupe de poisson plus trop fraiche. J'exagère il faut vraiment être sur le port pour en souffrir.
Le village s'appelle Trilye, il ressemble à la Macédoine et au villages de la mer noire, les garçons n'en revienne pas qu'on ait fait si peu de kilomètres pour avoir l'impression d'être si loin d'Istanbul. Les maisons sont vieilles et colorées, les habitants aussi d'ailleurs, il y a deux trois restos sur les quais et puis plus rien, juste des bâtiments un peu abandonnés, avec une architecture extraordinaire. Mert passe une heure à visiter une école abandonnée, il y a quelques tags et un plafond qui s'écroule, des escalier et des portes donnant sur les fenêtres qui donnent sur les montagnes, comme de grandes ouvertures dans le vide car il n'y a plus de carreaux.
On a trouvé une location, on ne peut moins cher à deux minute des quais, avec un poêle datant d'il y a trois siècle au moins pour nous chauffer. C'est pas grave les arbres avec des petites boules vertes tout autour, ça fait rien si on en découpe quelques uns... (j'entend les hurlement maternels imaginant les oliviers centenaires massacrés par notre ignorance CECI EST UNE BLAGUE)
Le raki-Meze nous aura un peu réchauffé ce soir là, et la proprio nous à chauffé les oreilles par la suite en nous disant d'aller dormir et d'éteindre la lumière, parce qu'on faisait du bruit en rentrant. J'ai eu trois ans l'espace de deux minutes et on lui à tous obéi.
les jours suivant se sont rassemblés un peu, on est passé voir le lac le plus grand d'Europe, ainsi que le sois disant paradis des oiseaux, autrement dis un rassemblement extraordinaire de cormorans (encore eux), des pélicans et j'en passe.
Passés dans un village d'agriculteurs, des jeunes ont essayer de chercher la mouise mais ils étaient vraiment petits et leurs beaux habits de Kurban ne méritaient pas d'être abimés. On devait juste leur faire penser à des clown en marchant dans un endroit pareil, l'air vraiment intéressé par les lieux. Une femme nous aura proposé le café, mais la nuit tombais.
Le meilleur breakfast du monde restera dans nos mémoires, la veille du départ. Dans un petit café, tout en bois plein de soleil. De l'argenterie et de la musique grecque insupportable certe, mais les rideaux blancs qui bougeaient doucement autour des grandes fenêtres. Confiture de coing faite maison, plateau de fromage, beignet, pâte de raisins, noisettes caramélisés, café, thé, crudités, omelette, olives noires et vertes, pains aux céréales, crème de yaourt, et j'en passe... Ilker voulair dispraitre sous terre malgrès son mètre presque quatre vingt dix, à cause de la politesse démesurée de nos hôte. Mert voulait juste demander la serveuse en mariage, il projette de se raser tout le corps, de lui chanter des chansons avec une guitare sur un cheval blanc sous les fenêtres, et s'il le faut il pourra aussi raser le cheval. (ça je saurais peut-être jamais pourquoi). On projetait de faire la vaisselle pour eux pendant un mois afin de payer la note, quand on s'est rendu compte qu'elle indiquais que ça nous aurait coûté pareils de se faire un pauvre burger king à Taksim...
Kurban se terminait doucement. Sur le bord de la route, il y avait des hommes en costumes qui marchaient seuls, chemises un peu ouverte et veste à la main, les chaussures en cuir sur le macadam pour ne pas les salir. L'un d'eux s'est retourné vers la voiture, lorsque l'on s'est retrouvé à sa hauteur. Il a caressé ses lèvre avec sa main, ça rappelait à Jana un film qu'elle aime bien.
Le dernier soir, un hotel dans la nuit, le premier sur la route près d'une source chaude naturelle. On a découvert avec Jana ce qu'il y avait sous les écharpes des femmes voilées. On a aussi découvert que parfois, la séparation des sexes, ben c'est pas mal. Les femmes avaient l'air de petites filles, à patauger, parfois à se serrer dans les bras l'une de l'autre, à jacasser, les vieilles étant accueillies dans les cerles commes des reines, les grosses faisant des plongeons magnifiques, les maigres s'allongeant sur le carrelage, les yeux fermés, une fille avait l'air de disparaitre. Elle se laissait flotter, les pied calés entre une barre et le bord du bassin. Elle avait une main sur la poitrine et l'autre le long du corps. Sa posture était tellement droite que vue du dessus on l'aurait crue debout.
En levant la tête il y avait les étoiles par delà les hauts murs, et la fumée brulante.
Inscription à :
Articles (Atom)